article
Dernièrement en Normandie

Normandie Images : au service du cinéma sur le territoire

Normandie Images : au service du cinéma sur le territoire

Deux Flics sur les Docks©Bernard Hébert 

Fonds d'aide aux réalisateurs/producteurs, bureau d'accueil des tournages, applications ludiques, mémoire audiovisuelle...Fruit de la fusion du Pôle Image Haute-Normandie et de la Maison de l’Image Basse-Normandie, l’association Normandie Images, présidée par Richard Patry, accompagne la mise en œuvre des politiques publiques pour le développement du cinéma, de l’audiovisuel et de l’image animée en Normandie. Attribution d’aides, accompagnement, éducation à l’image, mémoire audiovisuelle, diffusion… décryptage des missions transversales assurées par une équipe de 25 personnes, au service du cinéma et du territoire.

Professionnels de la région et attractivité du territoire

La première mission de la structure, peut-être la plus évidente, est l’aide et le soutien aux professionnels de l’image. D’une part, via des aides financières qui proviennent de la région Normandie et du CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée) pour favoriser la création de films, de courts-métrages, de documentaires sur le territoire… et d’autre part, en accompagnant réalisateurs et producteurs normands dans leur professionnalisationDe janvier à septembre 2018, 29 tournages de fictions se sont ainsi déroulés sur le territoire, dont 13 soutenus par le fonds d’aide à la création et à la production, pour un total de 83 projets dont 48 projets d’auteurs réalisateurs et/ou portés par des producteurs normands. « L’autre aspect important dans ce secteur, c’est l’attractivité du territoire, autour du bureau d’accueil des tournages » explique Denis Darroy, directeur de Normandie Images. L’objectif ? Favoriser l’accueil de tournages en Normandie aux retombées économiques non négligeables.

L’enjeu est d’être très réactif pour se distinguer des autres régions 

Du clip aux longs métrages, en passant par la publicité, les téléfilms ou les courts, l’équipe du bureau d’accueil a pour mission de procurer aux producteurs liste de techniciens ou de figurants en renfort et de décors potentiels et adaptés, dans des délais très courts. « Ce sont des décors qu’ils ne trouveraient pas ailleurs ou bien moins rapidement : le château abandonné, la maison des années 50, la station-service désaffectée, la cabane dans la forêt… le tout dans un périmètre réduit qui leur évite de se déplacer. » Une réactivité qui, combinée à la diversité des paysages et des infrastructures ou la proximité avec Paris, place la Normandie dans les régions les plus prisées par les professionnels. « On sait ce qu’attendent un réalisateur et un producteur, et on sait à qui s’adresser pour les autorisations nécessaires : il faut pouvoir libérer une rue, trouver un hangar rapidement… »

De la Plage à la page©Christian Clères

Éducation à l’image et diversité des publics

La deuxième grande mission de l’association – et pas des moindres – intervient auprès de la jeunesse normande, dans le cadre de l’éducation à l’image et de dispositifs nationaux tels que « Ecole et cinéma », « Collège au cinéma » et « Lycéens et apprentis au cinéma ». Pendant et en dehors du temps scolaire, les jeunes du territoire sont sensibilisés à des œuvres inédites, aux techniques de l’image et invités à découvrir le processus de création sous la houlette de professionnels. « L’idée est de leur permettre de découvrir des œuvres qu’ils ne connaissent pas ; des œuvres qui vont éclairer le monde dans lequel ils vivent, mais aussi découvrir comment se font les films » précise Denis Darroy.

On travaille avec l’ensemble des salles de cinéma du territoire, c’est fondamental

Véritable institution dans le paysage régional, le dispositif « Lycéens et apprentis au cinéma » que pilote l’association a permis, en 2018, à 19 960 élèves de 706 classes des académies de Caen et Rouen, d’enrichir leur culture cinématographique et de développer une approche critique du cinéma. Mais pas seulement : « prochainement par exemple, dans le cadre de Collège au cinéma, nous allons faire venir la réalisatrice allemande Anne Linsel, qui a fait un film sur Pina Bausch : nous allons inviter les professeurs d’allemand parce que le cinéma peut également intervenir dans le cadre de l’apprentissage de la langue. »  Plus largement, un gros travail est fait sur la question du développement des publics avec un objectif clair : permettre à des publics les plus larges et divers possibles d’accéder aux œuvres sans les stigmatiser. « Nous sommes en discussion avec Isabelle Giordano, présidente de l’association Cinéma pour tous, afin de croiser nos expériences et imaginer des opérations pour tous les publics » explique Denis Darroy.

Denis Darroy ©Normandie Images

Mémoire(s) audiovisuelle(s) et diffusion

La troisième mission est liée à la mémoire audiovisuelle de la région, c’est-à-dire à l’ensemble des films tournés en Normandie, avec un axe particulier sur les films amateurs, propres à éclairer l’histoire de la société normande. Films de bateaux à Fécamp, de Terre-Neuvas, du carnaval du Neubourg, de Mendès France à Louviers, d’un voyage au départ de Cherbourg, de scènes de libération, ou encore du tournage du « Cerveau » avec Bourvil et Belmondo sur les quais du Havre… « Ils font partie de la mémoire collective bien sûr, mais nous les associons dans des dispositifs d’éducation à l’image, dans des films professionnels, fictions ou documentaires pour faire des flashbacks, des illustrés » développe Denis Darroy. En jeu ? Rendre ces films anciens, plutôt intimistes, contemporains et accessibles au grand public. Dans cette optique, l’ancienne structure haut-normande a lancé deux applications, entièrement créées et éditorialisées en interne : Archives en ligne et Séquences normandes.

Tous ces films, avec la spontanéité des cinéastes amateurs font que cela raconte aussi notre histoire

La première centralise près de 2500 films d’archives amateurs. « En termes de référencement, nous sommes à près de 12 000 : des films numérisés mais pas encore indexés » précise le directeur. « On y voit des images des années 20, 30, c’est aussi un outil d’attractivité à disposition des professionnels puisque ces films peuvent s’intégrer dans une histoire, des projets de films, des décors… ». Quant à Séquences Normandes, c’est l’appli idéale pour découvrir la Normandie, du paysage naturel au décor architectural. « Elle propose une balade cinématographique à travers des lieux de tournage pour découvrir la région autrement. L’idée, c’est aussi de valoriser les tournages, et de les attirer... ». A noter que d’autres applications devraient voir le jour ces prochains mois : « il y a plein de choses à faire, autour de la musique, de la littérature… nous venons également de terminer une appli Normandie pour la Paix, qui croise des images officielles de la télévision grâce à l’INA et nos images amateurs… »

Jacques a soif©Caïman Productions

A retenir :

Soutien financier aux professionnels de l’image  dans la création et la production de films, accompagnement des  réalisateurs ou producteurs dans leur professionnalisation… Normandie  Images pilote également le bureau d’accueil des tournages, offre une vraie politique d’éducation à l’image, et promeut la mémoire cinématographique de la Normandie. Ces trois missions sont complétées par un enjeu de diffusion : partenariat avec des festivals sur le territoire ou à l’international comme celui de Cinémania, rencontres  avec des professionnels, organisation d’évènements ouverts à tous…  Normandie Images sera présente à Montréal à partir du 6 novembre  à  Montréal, pour valoriser mérites et talents du territoire, exposer ses actions en faveur de l'éducation à l'image et imaginer les partenariats à venir... 

Quelques chiffres :

Bon à savoir : 

- Le Festival du Cinéma Américain de Deauville est, en France, le plus grand festival après Cannes.

- Depuis 13 ans, grâce au soutien de la Région Normandie, le Festival de Cabourg - Journées Romantiques, permet à des lycéens d'être jurés en organisant le Prix de la Jeunesse.

-  Fruit d'un partenariat entre le CNC, le ministère et les collectivités  territoriales, "École et cinéma" (1994), "Collège au cinéma" (1989) et  "Lycéens au cinéma" (1998) permettent aux élèves de découvrir des films  de qualité, patrimoniaux et contemporains, choisis avec le CNC et  projetés dans des salles de cinéma partenaires.

- Sparring, présenté au festival Cinémania, réalisé par Samuel Jouy et avec Mathieu Kassovitz a été tourné au Havre et à Deauville ; Bécassine, de Bruno Podalydès et avec Karin Viard, a été tourné dans l’Orne et dans l’Eure à Verneuil-sur-Avre ; Roulez jeunesse de Julien Guetta et avec Eric Judor a été tourné dans l’Eure à Evreux, Parville et Saint-Sébastien-de-Morsent... Tous ces films ont été soutenus par Normandie Images en 2017-2018 !


ZOOM  sur Normandie Nue, un film du Normand Philippe Le Guay, que nous avons  rencontré à l'occasion de la sortie de son film en janvier dernier !

Recevez notre newsletter

Et restez informé des actualités de Normandie Attractivité par email !

Conformément aux articles 39 et 40 de la loi "informatique et libertés" du 6 janvier 1978 modifiée, vous bénéficiez d'un droit d'accès, de rectification ou d’opposition aux informations qui vous concernent que vous pouvez exercer auprès du Correspondant Informatique et Libertés de la Région Normandie : cil@normandie.fr

S'inscrire