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Success Stories

La Normandie installe la mousse au chocolat au Japon

La Normandie installe la mousse au chocolat au Japon

© Maman au Chocolat

A 63 ans, Catherine Bréard a l’amour des bons produits et de la Normandie. Après une reconversion, de nombreuses distinctions et des tests réussis, la fameuse « Maman au Chocolat » s’est envolée le 13 juin avec son mari pour le Japon. L’objectif ? Séduire durablement le pays du Soleil levant avec sa mousse au chocolat. Rencontre.

Quand est née cette passion ?

Cela remonte à mon enfance : ma grand-mère travaillait dans une pension de famille au château de Vincennes où elle faisait à manger pour les clients. Maman a également toujours cuisiné à la maison : nous habitions en plein cœur de la Normandie près de Jumièges. Je ramassais les fruits et légumes dans les champs, j’allais chercher les fraises des bois, des cerises..., je gambadais, je sentais toutes les plantes, tous les fruits… j’ai toujours aimé ça. C’était ma vie d’enfant, à l’époque, et j’ai gardé cette passion pour la qualité de tous ces produits. A mon tour maman, j‘ai continué de faire la pâtisserie et la cuisine.

Encore aujourd’hui, mes premières sorties sont pour la Normandie

A mon âge, pour faire ce que je fais aujourd’hui, je pense qu’il n’y a que la passion qui peut nous guider : cela ne s’improvise pas. Mais la vie ne m’a pas donné la possibilité de l’exercer à l’époque, le seul moyen pour pratiquer, c’était chez moi : j’invitais tout le temps famille et amis et je retournais en Normandie pour chercher mes produits. Je suis une amoureuse de ça.

© Maman au Chocolat

Quel a été le déclencheur ?

Tout le monde me disait : « ouvre ton restaurant ! Ta cuisine et ta pâtisserie sont trop bonnes ». Mon fils, qui forcément est passé par ma mousse au chocolat, me disait que c’était la meilleure. Il y a 4 ans, je suis allée le voir au Japon. Il travaille là-bas depuis 10 ans et m’a demandé de venir faire ma mousse au chocolat. J’ai accepté : j’ai donc fait une reconversion professionnelle, et par le biais du CIF, j’ai fait l’école de cuisine supérieure de Cordon Bleu à Paris pendant 1 an. Cela a confirmé ma passion.

Je prends tellement de plaisir à faire ma mousse au chocolat : ce n’est que du bonheur

En 2016, j’ai participé au concours de mousse au chocolat à Paris organisé par le chocolatier Patrice Chapon. Il y avait une cinquantaine de participants au premier tour. Le jury était composé de grands chefs comme Guillaume Gomez de l’Elysée, le pâtissier Gilles Marchal, l’ancien créateur de la Maison du Chocolat ; Benoît Castel… et je suis arrivée 1ère ! C’est une vraie reconnaissance. Encore aujourd’hui, je prends tellement de plaisir, pour moi, ce n’est que du bonheur.

© Maman au Chocolat

Vous partez donc durablement au Japon ?

Oui, nous avons finalement décidé de partir pour monter notre société à Tokyo. Après mon CAP Pâtissier, qui m’a permis de travailler les matières, d’apprendre beaucoup de choses en histoire, sciences, chimie, modes de conservation, hygiène… nous sommes prêts. Notre fils nous attend à Tokyo. Nous y sommes d’abord allés d’octobre à janvier pour tester le produit. Mon mari prend énormément de plaisir à développer ce projet, ce qui me permet de me consacrer à la fabrication.

La mousse au chocolat ne se fait pas Tokyo : nous sommes attendus !

Nous voulons montrer ce que l’on peut faire avec de bons produits. Nous avons fait le marché de Noël à l’Institut Français du Japon, des évènements dans de grands hôtels et de grandes maisons, nous avons participé à la soirée Beaujolais au centre culturel franco-japonais, au réveillon de Noël dans un grand restaurant… La mousse au chocolat ne se fait pas à Tokyo. C’est un produit trop fragile, très délicat. Nous avons donc été très bien accueillis.

© Maman au Chocolat

Quelles seront les premières étapes ?

Nous partons le 13 juin. Nous avons la chance d’avoir un très gros partenaire français, basé à Tokyo depuis 30 ans : il installe beaucoup d’entreprises françaises dans le pays. Il s’associe et va investir avec nous. Nous avons déjà réuni un peu plus de la moitié de la somme dont nous avons besoin et nous avons rendez-vous avec d’autres investisseurs. Grâce à Normandie Attractivité, nous sommes aussi en relation avec le bureau d’Isigny Sainte Mère en Asie qui pourra nous indiquer des fournisseurs sur place.

C’est un vrai produit de luxe là-bas

Nous avons beaucoup de connexions et d’atouts pour que cela fonctionne. Tout le monde sur place nous a encouragés. Si vraiment cela marche bien, ce que j’espère, je ferai de la biscuiterie. Mais pour l’instant, je me concentre sur la mousse au chocolat et toutes ses déclinaisons. Nous aurons un point de vente mais également des endroits où distribuer la mousse au chocolat : hôtels, épiceries fines… Nous avons prévu de faire aussi beaucoup d’évènementiel. C’est un vrai produit de luxe là-bas.

Comment est perçue la Normandie au Japon ?

Très très bien ! Nous avons une longue histoire avec le Japon : nous sommes famille d’accueil depuis des années pour le centre culturel franco-japonais à Tokyo. A Paris, nous recevions des jeunes ou des moins jeunes pour leur faire découvrir la France. Pour eux, la Normandie, c’est surtout le Mont-Saint-Michel, Monet, les plages du Débarquement…

C’est une richesse inestimable que je veux afficher !

Quand ils venaient à la maison, je les emmenais toujours en Normandie. J’affichais le Mont-Saint-Michel pour leur donner un repère mais grâce à Internet, j’essayais de leur faire découvrir d’autres choses : c’est tellement riche ! Ils aiment beaucoup la nature, la gastronomie, toute la côte normande. Partout où je vais, je mets beaucoup en avant la Normandie : je suis normande de cœur, dans l’âme. Même si je n’y vis plus aujourd’hui, c’est une richesse inestimable que je veux afficher.

© Maman au Chocolat

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